Ah, si j’étais riche…

…c’est le titre d’un film français de 2002 rediffusé il y a deux jours et que j’ai pris plaisir a revoir, douce nostalgie d’un temps où Internet en était à ses balbutiement et où personne n’étais encore rivé sur son smartphone au restaurant. On y retrouve les petites sonneries polyphoniques des téléphones portables de l’époque.

L’intrigue tient à peu près en ces mots: un commercial en cosmétique pour salon de coiffure (les produits n’étaient pas encore vendu sur le web) et sur le point de divorcer gagne plusieurs millions d’euros à la loterie alors qu’aucun de ses collègues n’a voulu parier avec lui ce jour là. S’en suit une période de douce euphorie mêlée d’attente car il ne faut pas dévoiler ce gain sous peine d’en perdre la moitié dans le divorce.

Notre héros, appelons-le ainsi, décide finalement au bout de 4 mois de tout faire pour se faire licencier afin d’avoir ses journées de libre, il va jusqu’à nous confier qu’il ne comprend pas comment il a fait pour ne pas y penser avant. C’est dire à quel point il était retranchés dans ses habitudes.

S’ensuit une période de déprime jusqu’à ce qu’il apprenne que ses anciens collègues commerciaux se soient fait licencier eux aussi et qu’il décide de se venger de son ex-patron et amant de sa femme en démarrant sa propre affaire alimentée par les gains de la loterie.

Le plus intéressant à mon avis, c’est d’assister tout au long du film à l’adaptation du personnage à sa richesse soudaine, l’apprentissage parfois douloureux de ce qu’il est possible d’en faire et de certaines conséquences inattendues. Enfin je retiendrais la scène du banquier chez qui il se rend un an après y avoir déposé ses gains pour discuter de ses avoirs et de se rendre compte qu’il n’a même pas réussi à dépenser plus que ce que les intérêts lui ont rapporté en un an (sur un gain de 13 millions d’euros tout de même).
Voici un extrait d’un des dialogues du film:

le héros: (ton inquisiteur) il me semble qu’il y a comme une erreur, j’ai plus d’argent qu’avant

le banqier: ah oui, ce sont les plus-values de vos placements

le héros: de mes placements ? vous voulez dire qu’avec tout ce que j’ai claqué j’ai quand même gagné 5% ?

le banquier (un air gêné): c’est à dire… on a été un petit peu prudent…

le héros: donc quand on est riche, ça ne s’arrête jamais ??

le banquier: mais rassurez-vous, c’est pareil quand on est pauvre (rire étouffé), excusez moi c’est un mauvaise blague […].

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